OG Kush

OG Kush : origine, génétique, effets et culture de la légende

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L'OG Kush est un hybride à dominance indica apparu en Floride au début des années 1990, popularisé à Los Angeles à partir de 1996, et devenu la génétique la plus influente du cannabis moderne. Son pedigree le plus souvent admis associe la Chemdawg, une Lemon Thai et une Kush de l'Hindu Kush ; son nez mêle citron, pin et carburant ; son effet frappe la tête avant de descendre dans le corps. C'est la plante dont descendent, directement ou non, les Cookies, les Gelato, la Headband et une bonne moitié des catalogues actuels de graines de cannabis féminisées.

Pourtant, rarement une variété aussi célèbre a été aussi mal racontée. Son nom fait l'objet de trois légendes contradictoires, sa génétique n'a jamais été confirmée par un breeder, et l'OG Kush « originale » n'existe qu'en bouture : toute version en graines, y compris la nôtre, est une reconstruction. Nous avons déjà expliqué dans notre guide sur les origines afghanes de la famille Kush pourquoi l'OG Kush n'est pas une Kush au sens strict.

Cet article va plus loin : il reprend l'histoire telle que la racontent ceux qui l'ont vécue, détaille la génétique et ses zones d'ombre, décrit le profil terpénique et les effets, puis entre dans le concret de la culture. Vous trouverez à la fin ce que nous avons retenu de cette variété chez Jungle Seeds, et pourquoi nous la considérons comme un passage obligé pour tout cultivateur qui veut comprendre d'où vient le cannabis d'aujourd'hui.

OG Kush : la carte d'identité d'une légende californienne

Avant l'histoire, les repères. Le tableau ci-dessous résume ce qu'un cultivateur peut attendre d'une OG Kush fidèle à sa lignée, telle que nous la proposons en OG Kush féminisée. Les coupes clone-only californiennes s'en écartent sur certains points, que nous détaillerons plus bas.

CaractéristiqueOG Kush
OrigineFloride (début des années 1990), puis Los Angeles (1996)
Génétique admiseChemdawg x Lemon Thai x Kush (afghane ou pakistanaise)
DominanceIndica dominante, environ 75% indica / 25% sativa
THC20 – 24% selon les phénotypes ; 22% sur notre sélection
CBDFaible, autour de 0,5 – 1%
Floraison indoor8 – 9 semaines
Récolte outdoorDébut à mi-octobre (hémisphère nord)
Rendement indoor425 – 475 g/m²
Rendement outdoorJusqu'à 800 g/plante en pleine terre
Terpènes dominantsBêta-caryophyllène, limonène, myrcène, linalol
Profil aromatiqueCitron, pin, carburant, terre humide, baies mûres
EffetEuphorique à l'attaque, puis relaxation corporelle profonde
Niveau de cultureIntermédiaire

Trois mots pour la résumer : puissante, aromatique, exigeante.

C'est une variété qui ne pardonne pas l'humidité et qui s'étire plus qu'une indica classique, mais qui récompense le cultivateur attentif par des têtes denses, givrées, au nez immédiatement reconnaissable. Nous l'avons rangée dans notre rayon de graines légendaires pour une raison simple : aucune autre variété n'a autant façonné le goût des vingt-cinq dernières années.

De la Floride à Los Angeles : la véritable origine de l'OG Kush

L'OG Kush est associée à la Californie, mais elle n'y est pas née. Le récit le plus solide la fait apparaître en Floride au début des années 1990, dans l'entourage d'un cultivateur connu sous le nom de Matt « Bubba » Berger. Berger travaillait alors avec plusieurs coupes, dont une plante que ses proches surnommaient « Kryptonite » ou « Krippy », en référence à sa puissance inhabituelle pour l'époque.

En 1996, Berger apporte ces boutures à Los Angeles et les confie à un jeune cultivateur, Josh D, qui deviendra la figure centrale de l'histoire. Josh D et son cercle cultivent la plante en intérieur, en hydroponie, dans des conditions serrées, et la diffusent progressivement dans la scène de Los Angeles. La période 1996 – 2000 est celle où l'OG Kush devient un phénomène : la coupe circule de main en main, atteint les cercles de la musique et du cinéma, et la Californie entre dans ce que beaucoup appellent encore « l'ère OG ».

Josh D l'a répété dans de nombreux entretiens : il n'a pas créé l'OG Kush, il l'a préservée et propagée. La nuance compte. L'OG Kush est une sélection, pas un croisement planifié.

Aucun breeder ne s'est assis devant deux parents en se disant qu'il allait produire la variété du siècle. C'est une plante remarquable issue d'un lot de graines, repérée, clonée, puis maintenue en bouture pendant trente ans. C'est ce qui la distingue de la Skunk #1 ou des Haze hollandaises, dont nous avons retracé l'histoire et la génétique Skunk : celles-là ont été construites, l'OG a été trouvée.

Que signifie « OG » ? Trois théories pour un nom

Peu de noms de variétés ont fait couler autant d'encre. Trois explications circulent, et il est utile de les connaître pour ne pas répéter une légende comme une certitude.

  • « Ocean Grown » : la version la plus répandue veut que la plante ait été cultivée près de l'océan, en Californie du Sud, et que le nom désigne cette origine côtière. Elle est séduisante, mais Josh D lui-même l'a toujours qualifiée de mythe.
  • « Original Gangster » : l'explication défendue par ceux qui ont connu la plante dans les années 1990. Dans l'argot de Los Angeles, « OG » désigne ce qui est authentique, l'original par rapport aux imitations. Appliqué à la Kush, le terme marquait la différence entre « la vraie » coupe et les nombreuses Kush de moindre qualité qui circulaient déjà.
  • « OverGrow » : une théorie plus tardive rattache le nom au forum OverGrow.com, très actif au début des années 2000, où la variété a été largement discutée. Chronologiquement, c'est la moins crédible : la plante portait déjà son nom avant que le forum ne devienne une référence.

Nous retenons la lecture « Original Gangster », parce qu'elle vient des acteurs de première main et qu'elle colle à la culture d'où la plante est sortie. Mais il faut accepter une part d'incertitude : le nom a été donné dans un cercle restreint, à une époque où personne ne tenait de registre, et il a été repris par des milliers de personnes qui n'en connaissaient pas l'origine.

Ce flou n'a rien enlevé à la plante. Il explique seulement pourquoi tant de variétés de notre catégorie graines à taux de THC élevé portent encore ces deux lettres.

La génétique de l'OG Kush : Chemdawg, Lemon Thai et Kush

Ici aussi, la prudence s'impose. Aucun breeder n'a jamais publié la généalogie exacte de l'OG Kush, pour la bonne raison que personne ne l'a conçue. Ce que nous savons tient à des recoupements : la coupe que Berger a apportée à Los Angeles aurait été sélectionnée dans un lot de graines issu d'une Chemdawg pollinisée par un hybride Lemon Thai x Kush pakistanaise.

C'est la version retenue par la majorité des banques de graines, et celle que nous créditons sur notre OG Kush féminisée, avec une Kush afghane dans le rôle du troisième parent.

La Chemdawg : la part diesel de l'OG Kush

La Chemdawg est elle-même une variété au pedigree flou, née de quelques graines achetées lors d'un concert des Grateful Dead en 1991 et cultivées par un breeder du Massachusetts connu sous le nom de Chemdog.

Elle apporte à l'OG Kush ce que personne ne peut lui enlever : la note de carburant, le côté « gas », et une puissance qui dépassait tout ce qui existait au début des années 1990. La Chemdawg est aussi l'ancêtre de la Sour Diesel, ce qui explique la parenté aromatique entre l'OG Kush et notre Sour Diesel féminisée : même famille chimique, deux expressions différentes.

Lemon Thai et Kush : les agrumes et la structure

La Lemon Thai est une sativa thaïlandaise sélectionnée pour ses notes de citron ; c'est elle qui apporte l'attaque agrume et la part cérébrale de l'effet. La Kush, afghane ou pakistanaise selon les récits, apporte la structure : des têtes denses, une floraison raisonnable, une résine abondante et le fond terreux typique de l'Hindu Kush.

Cette troisième part est la seule qui justifie le mot « Kush » dans le nom, et elle est minoritaire. C'est pourquoi l'OG Kush ressemble si peu, en culture, à la Purple Kush ou à la Mazar de notre sélection de graines indica.

Pourquoi l'OG Kush n'est pas une Kush comme les autres

C'est l'idée reçue que nous corrigeons le plus souvent. Une Kush afghane, c'est une plante basse, trapue, qui fleurit en 7 à 8 semaines, sent le hash et le santal, et endort. L'OG Kush s'étire, fleurit en 8 à 9 semaines, sent le citron et le carburant, et attaque par la tête. Les deux portent le même nom, mais elles ne se comportent ni ne se consomment de la même façon.

CritèreKush afghane (Hindu Kush, Purple Kush, Mazar)OG Kush
Part de landrace afghaneDominante ou totaleMinoritaire
StructureBasse, en buisson, entre-nœuds très courtsPlus haute, étirement marqué en floraison
Floraison7 – 8 semaines8 – 9 semaines
Terpènes dominantsMyrcène, humulèneCaryophyllène, limonène
Profil aromatiqueTerre, hash, santalCitron, pin, carburant
EffetCorporel d'emblée, sédatifCérébral à l'attaque, corporel ensuite
Résistance aux moisissuresBonneMoyenne

Ce tableau a une conséquence directe en culture : les conseils qui valent pour une indica afghane ne valent pas pour une OG.

Si vous cherchez la facilité d'une vraie Kush, la Purple Kush autofloraison ou la Mazar autofloraison sont de meilleurs points d'entrée. Si vous voulez l'OG, préparez-vous à gérer son étirement et son humidité. Les travaux publiés par l'équipe de Sean Myles dans PLOS ONE (2015) sur la structure génétique du cannabis ont montré que les étiquettes « indica » et « sativa » ne reflètent que faiblement la génétique réelle des variétés.

L'OG Kush en est l'illustration parfaite : classée indica, elle porte une part de sativa thaïlandaise qui se ressent dès la première bouffée.

Les phénotypes de l'OG Kush : Tahoe, SFV, Ghost, Fire, Larry

Pendant trente ans, l'OG Kush a été multipliée en bouture, mais aussi semée, sélectionnée, et parfois rebaptisée au gré des cultivateurs qui l'ont fait évoluer. Résultat : une famille de « phénotypes OG » qui sont, selon les cas, des sélections directes de la coupe d'origine ou des croisements très proches.

Les principaux :

  • Tahoe OG : sélectionnée autour du lac Tahoe, réputée pour ses têtes volumineuses et son profil très terreux et résineux. L'une des OG les plus lourdes à l'effet.
  • SFV OG (San Fernando Valley) : plus légère, plus citronnée, avec des notes de pin marquées. C'est l'OG des amateurs d'agrumes.
  • Ghost OG : issue d'une coupe diffusée sur les forums au début des années 2000, elle est considérée par beaucoup comme la plus fidèle à l'OG d'origine.
  • Fire OG : sélectionnée pour sa puissance et sa couverture de trichomes exceptionnelle.
  • Larry OG : plus équilibrée, citronnée, souvent décrite comme l'OG la plus accessible.
  • Skywalker OG : croisement d'une OG Kush et de la Skywalker (Blueberry x Mazar), à l'effet nettement sédatif. Nous proposons la Skywalker féminisée dans notre sélection.

Cette multiplication a un revers. Une étude publiée dans le Journal of Cannabis Research (Schwabe et McGlaughlin, 2019) a comparé des échantillons vendus sous le même nom de variété dans différents dispensaires américains et a constaté des écarts génétiques importants entre des plantes censées être identiques.

Autrement dit, « OG Kush » désigne aujourd'hui une famille plus qu'une plante. C'est précisément pour cela que nous accordons autant d'importance à la stabilité phénotypique dans les lignées que notre banque de graines retient.

La descendance de l'OG Kush : Cookies, Headband, Gelato et les autres

Si l'OG Kush est la variété la plus influente du cannabis moderne, ce n'est pas pour ses qualités propres, mais pour ce qu'elle a engendré.

Pratiquement toutes les grandes familles apparues depuis 2005 portent de l'OG dans leur pedigree :

  • Bubba Kush (vers 1996) : la première descendante célèbre, née dans le même cercle floridien puis californien, à partir d'une OG Kush et d'une indica non identifiée. C'est le point de départ de la famille « Bubba ».
  • Headband : OG Kush x Sour Diesel, soit une réunion de deux branches de la Chemdawg. Un classique des années 2000.
  • Girl Scout Cookies : OG Kush x F1 Durban, créée par le collectif Cookie Fam à San Francisco autour de 2010. C'est la plante qui a lancé la vague « dessert » du cannabis moderne. Nous la proposons en version riche en cannabidiol, la Girl Scout Cookies féminisée CBD.
  • Gelato : Sunset Sherbet x Thin Mint Cookies, soit de l'OG Kush des deux côtés. Notre Gelato féminisée en descend directement.
  • Wedding Cake, Kosher Kush, Banana Kush, Critical Kush : autant de variétés qui doivent à l'OG leur densité, leur résine ou leur fond de carburant.

Dans notre propre catalogue, la Critical Kush féminisée et la Banana Kush féminisée appartiennent à cette famille OG, et non à la famille afghane. Si vous avez apprécié l'une d'elles, vous avez déjà goûté l'OG Kush sans le savoir.

Cette influence est si large que High Times l'a placée en tête de son classement des plus grandes variétés de tous les temps, et que la plupart des breeders américains la considèrent comme le point zéro du cannabis contemporain.

Le profil terpénique de l'OG Kush : citron, pin et carburant

Le nez de l'OG Kush est l'un des plus reconnaissables qui existent, et il tient à une combinaison précise. Les analyses de laboratoire agrégées sur les produits vendus sous ce nom convergent : le bêta-caryophyllène et le limonène arrivent en tête, suivis du myrcène, puis du linalol et de l'humulène en quantités plus faibles.

  • Le limonène donne l'attaque agrume, ce citron vif qui saute au nez dès l'ouverture du bocal.
  • Le bêta-caryophyllène apporte le poivre, le bois et une partie du côté « gas ». C'est aussi le seul terpène connu pour se lier directement aux récepteurs CB2, d'après les travaux de Jürg Gertsch publiés dans PNAS (2008).
  • Le myrcène installe le fond terreux et la lourdeur corporelle typiques de la part Kush.
  • Le linalol, quand il est présent, arrondit l'ensemble avec une note floral-lavande discrète.

Ce qui frappe, c'est l'équilibre. Là où une Haze est dominée par le terpinolène, comme nous l'avons détaillé dans notre guide sur l'origine et la génétique des Haze, l'OG Kush n'a pas de terpène écrasant : trois composés se partagent la scène, et c'est leur rencontre qui produit cette signature citron-pin-carburant impossible à confondre.

Sur notre sélection, le profil s'exprime en agrumes, baies mûres et pin, la rondeur fruitée venant de la part Kush afghane retenue dans la lignée.

Cet équilibre a aussi un avantage pratique : le caryophyllène et le myrcène sont des terpènes relativement lourds, qui résistent bien au séchage et à l'affinage. Une OG Kush correctement séchée, à 55 – 60% d'humidité relative pendant 10 à 14 jours, puis affinée en bocal, garde son nez pendant des mois. Les amateurs d'extractions l'apprécient pour la même raison : sa résine abondante et parfumée se prête remarquablement au tamisage à sec, comme le montre notre Dry Sift OG CBD.

Les effets de l'OG Kush : une indica qui commence par la tête

C'est le point qui distingue le plus l'OG Kush d'une indica afghane, et celui qui surprend les cultivateurs qui s'attendaient à un effet de canapé immédiat. L'OG Kush attaque par la tête : en quelques minutes, une euphorie nette, une légère accélération des idées, parfois un élan créatif, héritage direct de la Lemon Thai et de la Chemdawg.

Puis la base indica reprend la main. Après vingt à trente minutes, la détente descend dans les épaules, puis dans les jambes ; la lourdeur s'installe, l'appétit se réveille, et l'effet se prolonge sur deux à trois heures. À 22% de THC, ce n'est pas une variété pour une première expérience. L'intensité est réelle, et elle peut, à forte dose ou chez les personnes sensibles, basculer dans l'anxiété ou la paranoïa, un effet secondaire régulièrement rapporté sur les lignées à forte part de Chemdawg.

Ce profil biphasique explique son succès : l'OG Kush est une variété de fin de journée qui ne coupe pas la conversation. Elle convient à une soirée entre amis là où une Kush afghane conduit directement au sommeil. C'est aussi pour cela qu'elle a traversé les générations alors que tant de variétés très puissantes sont tombées dans l'oubli : elle est forte, mais elle reste agréable.

Un mot sur la voie orale. L'OG Kush est très utilisée en infusion dans les beurres et huiles de cuisine, et sa puissance se prête mal à l'approximation. Notre article sur le space cake, son dosage et les erreurs à éviter explique pourquoi il faut diviser ses habitudes par deux quand on cuisine avec une variété de cette catégorie.

Cultiver l'OG Kush : exigeante, mais pas capricieuse

Soyons directs : l'OG Kush n'est pas une variété de débutant, et nous ne la recommandons pas pour une première culture. Ce n'est pas qu'elle soit fragile, c'est qu'elle a deux faiblesses précises qu'il faut connaître et anticiper. La première est sa sensibilité à l'humidité : ses têtes denses retiennent l'eau et offrent un terrain idéal au botrytis et à l'oïdium si l'air ne circule pas.

La seconde est son étirement : contrairement à une indica afghane, elle peut doubler de hauteur dans les deux premières semaines de floraison. Pour une première expérience, nos graines autofloraison restent le choix le plus sûr.

Culture indoor de l'OG Kush

En intérieur, le protocole que nous recommandons tient en quelques règles :

  • Croissance courte : 3 à 4 semaines en 18/6 suffisent. Une croissance plus longue produit une plante trop haute pour la plupart des tentes une fois l'étirement passé.
  • Palissage obligatoire : LST dès la deuxième semaine, ou SCROG pour les espaces bas. Un filet posé à 30 – 40 cm au-dessus du substrat permet de répartir les têtes et de compenser l'étirement.
  • Température : 22 – 26 °C le jour, pas moins de 18 °C la nuit. Au-dessus de 28 °C en fin de floraison, l'OG a tendance à produire des têtes en « queue de renard » (foxtailing) qui diluent la densité.
  • Humidité descendante : 60% en croissance, 50% en début de floraison, 40 – 45% sur les trois dernières semaines. C'est la règle qui sauve une récolte d'OG.
  • Nutrition : appétit modéré, mais besoins marqués en calcium et magnésium. Les carences se signalent par des taches rouille sur les feuilles intermédiaires ; un apport Cal-Mag préventif en hydroponie et en coco évite la plupart des problèmes.
  • Récolte : 8 à 9 semaines de floraison, quand 10 à 20% des trichomes virent à l'ambre. Comptez 425 – 475 g/m² sous une lampe correctement dimensionnée.

Sa densité et sa couverture de trichomes expliquent sa présence dans notre rayon de graines à gros rendement : le poids vient de la compacité des têtes plus que de leur nombre.

Culture outdoor de l'OG Kush

En extérieur, l'OG Kush veut un climat chaud et sec de type méditerranéen. Elle se récolte début à mi-octobre dans l'hémisphère nord, ce qui la rend risquée au nord de la Loire, où les pluies et les nuits fraîches de fin septembre coïncident avec sa phase la plus sensible. Dans le sud, en pleine terre, un sujet bien mené peut approcher 800 g par plante.

Trois précautions font la différence : une plantation en pleine terre ou dans un contenant de 50 L minimum pour soutenir l'étirement ; un espacement généreux pour que l'air circule entre les plantes ; et, idéalement, une serre froide ou un tunnel ventilé pour protéger les dernières semaines des pluies d'automne. La Critical Kush féminisée, plus rapide, est un bon compromis pour les régions où l'OG arrive trop tard.

Les erreurs classiques avec l'OG Kush

Trois erreurs reviennent sans cesse chez les cultivateurs qui abordent l'OG pour la première fois : une croissance trop longue qui produit une plante ingérable ; une humidité de fin de floraison laissée au-dessus de 50%, qui se paie en moisissure au cœur des têtes ; et un surdosage d'engrais au premier signe de jaunissement, alors que l'OG réclame surtout du calcium.

Les trois ont le même remède : observer la plante avant d'agir. Le cadre légal de la culture en France reste par ailleurs ce qu'il est, et notre analyse des positions des partis sur la légalisation à l'horizon 2027 fait le point sur ce qui pourrait changer.

L'OG Kush en version CBD : le même nez, sans l'intensité

L'influence de l'OG Kush ne s'arrête pas aux variétés riches en THC. Son profil aromatique est si recherché que les breeders l'ont transposé dans des lignées à dominante cannabidiol, en croisant une OG avec des variétés sélectionnées pour leur CBD. Le résultat conserve le citron, le pin et une partie du carburant, avec un effet physique très atténué.

C'est le sens de notre OG Kush féminisée CBD, que nous avons retenue parmi nos graines CBD pour les cultivateurs qui veulent la plante sans la puissance, ou qui recherchent un ratio cannabinoïdes plus équilibré. Pour ceux qui veulent découvrir le profil avant de cultiver, les small buds CBD OG Kush de notre gamme de fleurs CBD donnent une idée fidèle du nez de la variété.

Ce passage au CBD dit quelque chose d'important sur l'OG Kush : ce qui la rend légendaire, ce n'est pas d'abord sa puissance, ce sont ses terpènes. Des dizaines de variétés dépassent aujourd'hui ses 22% de THC. Aucune n'a réussi à reproduire exactement son nez.

Ce que l'OG Kush a changé, et ce qu'elle exige encore de vous

Trente ans après sa sortie de Floride, l'OG Kush occupe une position que peu de variétés ont connue : elle est à la fois un classique que tout le monde a goûté et une référence que les breeders continuent de croiser. Elle a déplacé le centre de gravité du cannabis des Pays-Bas vers la Californie, imposé le profil citron-pin-carburant comme nouveau standard, et engendré les familles Cookies et Gelato qui dominent les catalogues actuels.

Elle a aussi apporté une leçon que nous appliquons dans chaque lignée retenue par Jungle Cannabis Seeds : une variété vaut par sa stabilité et son caractère, pas par le chiffre de THC inscrit sur le paquet. L'OG Kush originale n'existe qu'en bouture ; toute version en graines est une reconstruction, et la qualité de cette reconstruction dépend entièrement de la rigueur de la sélection.

C'est sur ce point que nous avons travaillé pour notre OG Kush féminisée : une régularité phénotypique de génération en génération, fidèle au trio Chemdawg x Lemon Thai x Afghan, à 22% de THC et 8 à 9 semaines de floraison.

Reste la question qui compte pour vous : êtes-vous prêt à lui donner ce qu'elle demande ? Une tente bien ventilée, un filet de SCROG, un hygromètre que vous consultez tous les jours et la patience de la laisser mûrir jusqu'à la neuvième semaine. Si oui, vous cultiverez la plante dont descend la moitié de ce que vous avez aimé ces vingt dernières années. Si vous hésitez encore, notre sélection d'hybrides et de variétés de notre collection de graines offre des descendantes de l'OG plus indulgentes, qui vous mèneront à elle le moment venu.

Graines vendues à titre de produit de collection. Leur germination relève exclusivement du cadre légal du pays de l'acheteur. Vente réservée aux personnes majeures (18+).

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